Chronique : Jean-Philippe Blondel, « La mise à nu »

Jean-Philippe Blondel, La mise à nu, Les Rivages d'Onitsha

Chronique : Jean-Philippe Blondel, « La mise à nu »

Chronique du roman « La mise à nu » :

Que peut-il advenir de la rencontre entre un professeur approchant de la soixantaine dans sa province et un de ses anciens élèves devenu un artiste réputé ?

Sans doute un retour sur soi, sur ce qu’on est devenu, ce qu’on a perçu et ce qu’on n’a pas su voir, et une progressive mise à nu, qu’il s’agisse de celle du modèle devant le peintre, et de la mise à nu intime des sentiments passés et présents qui ont lié et lient le professeur à cet élève, comme aux siens dont il s’est séparé.

Entre réserve, réticence, méfiance à l’égard d’une réussite insolente, et besoin de comprendre, désir de sortir d’un enfermement routinier, une relation puissante s’instaure entre deux solitudes, deux incompris, qui doutent, qui partagent une même frustration, un même désir peut-être. Si la parole est retenue, la peinture permet d’en dire davantage, avec la violence que la toile révèle. C’est par ce médium que le dialogue s’approfondit entre les deux personnages.

Entre pudeur et auto-ironie, le narrateur confie ses incertitudes et la force irrésistible qui l’attire vers cet ancien élève effacé, secrètement tourmenté, devenu une célébrité artistique. Entre le maître et l’élève, la relation pourrait-elle se transformer, voire s’inverser ?

Jean-Philippe Blondel nous livre le récit bouleversant d’un grand chambardement inattendu dans la vie assez terne de son narrateur et de la souffrance d’un jeune artiste. C’est d’autant plus fort que c’est sans pathos, car le narrateur a « la politesse du désespoir ». Et si, finalement, on pouvait échapper à une vie de tourments et d’insatisfactions par une sortie radieuse ? C’est ce vers quoi l’auteur nous conduit, nous faisant éprouver la lente émergence de cette sortie de route partagée.

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Edition Buchet-Chastel, janvier 2018, ISBN 978 2 283 03022 6, 15€

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